Menu principal

Vous etes ici:

Barre d'outils

Contenu Principal

  • Lien social
  • Prospectives
  • 2013

Quand les banques s’adaptent aux clients fragiles

Précarité financière rime-t-elle toujours avec exclusion des services bancaires ? Face à l’hétérogénéité des clients fragiles (travailleurs pauvres, personnes âgées ou en situation de handicap…), les banques adaptent leur offre.

Quand les banques s’adaptent aux clients fragiles

Une personne sur huit vit, en France, en situation de précarité. Ce chiffre représente des millions de personnes qui rencontrent des difficultés dans l’accès aux produits et services bancaires, et dans leur usage (fréquents incidents de fonctionnement de leur compte). Avec la crise économique, ces situations de vulnérabilité posent un défi aux banques. Depuis quelques années, certaines d’entre elles se sont attelées à le relever.

Qu’est-ce que la pauvreté monétaire ?

Elle se définit par rapport à un seuil, fixé à 60 % du revenu mensuel médian par personne d’un pays, soit 908 euros par mois en France pour une personne seule en 2007 (Source : Insee). 

Une situation qui s’améliore

« Entre 2001 et 2009, l’accès aux services bancaires des ménages vivant en deçà du seuil de pauvreté* s’est beaucoup amélioré », note Christine Olm, directrice adjointe du Département Évaluation des Politiques Sociales du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC). Avec sa consœur Pauline Jauneau, cette statisticienne économiste a signé en février 2010 un rapport remarqué sur « les conditions d’accès aux services bancaires des ménages vivant sous le seuil de pauvreté ».

L’accès au compte de dépôt est un droit

Premier constat : 96 % des bénéficiaires de minima sociaux ont un compte bancaire de dépôt, au lieu de 92 % en 2001. Et seules 3 % des personnes en situation de pauvreté se sont vu refuser l’ouverture d’un compte alors qu’elles n’en avaient pas d’autres. « Le droit au compte de dépôt est donc entré dans les mœurs », indique Christine Olm.

Des moyens de paiement adaptés

L’évolution la plus notable concerne les moyens de paiement. Les « pauvres  » possédant une carte bancaire sont deux fois plus nombreux en 2009 (80 %) qu’en 2001 (39 %). La proportion est passée de 59 à 68 % pour les chéquiers durant la même période.
À ces évolutions positives une cause principale : le développement de la carte à autorisation systématique, qui est utilisée par 40 % des ménages pauvres pour mieux maîtriser leur budget. Logiquement, ceux-ci épargnent moins fréquemment (20 à 30 points d’écart) que la population générale.
Mais 63 % d’entre eux détiennent au moins un compte d’épargne disponible, principalement un Livret A.

Un risque spécifique : le surendettement

La précarité est aussi source de risques spécifiques, notamment de surendettement. « Moins nombreux à posséder un crédit (31 %) que l’ensemble des ménages (51 %), les ménages précaires sont plus souvent détenteurs d’un crédit renouvelable plus cher et plus risqué, dans le cadre d’un prêt à la consommation, indique Christine Olm. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le crédit est utilisé deux fois plus souvent que pour la moyenne de la population à des fins de trésorerie. D’où les risques de surendettement. »

La bancarisation, porte de sortie de la précarité

Dans les faits, être bancarisé permet souvent de consolider sa situation. D’où ce cercle vertueux. Le titulaire d’un compte bancaire peut ainsi présenter une « identité » bancaire, nécessaire pour l’accès à un logement ou à un emploi. L’expérience montre aussi que les titulaires de minima sociaux bancarisés améliorent régulièrement leur avoir bancaire. La précarité, notamment pour les jeunes, n’est donc pas toujours une fatalité. La moitié des allocataires duRSA sort ainsi de ce statut chaque année.

La Banque Postale accueille et accompagne les clientèles fragiles

Accueillir, sans discrimination

Aujourd’hui, 1,65 million d’allocataires sociaux reçoivent leurs prestations sur un compte de La Banque Postale.
Elle est la seule banque française à s’être vu reconnaître la mission d’accessibilité bancaire dans le cadre du contrat de Service Public qui engage La Poste pour 2008-2012, notamment au travers du Livret A. Elle a ainsi l’obligation d’ouvrir un Livret A à toute personne qui en fait la demande.

Être accessible par tous les moyens

L’accessibilité se traduit aussi par la proximité géographique (10 500 bureaux de poste sur tout le territoire) et l’accès multicanal à la plupart de ses services via les bureaux de poste, le téléphone et Internet.

Simplifier les offres

La Banque Postale propose une gamme de produits simples pour couvrir les besoins essentiels de chacun et apporter ainsi une réponse appropriée. Et sa politique tarifaire compte parmi les plus basses du marché (notamment pour le découvert, l’accès aux espèces et les incidents de paiement). Elle est la première des banques traditionnelles au palmarès « Tarifs bancaires 2010 » du quotidien La Tribune.

Accompagner les clients

En complément, La Banque Postale agit en faveur des clientèles fragiles pour les accompagner et leur permettre de se réapproprier une relation bancaire, par exemple dans le cadre d’actions avec l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCASS). Pour La Banque Postale, c’est: « l’intérêt du client d’abord, l’intérêt de la Banque ensuite ». 

Lien social

L’adresse peut-elle être un handicap ?

  • Prospectives
  • 06/09/2013

Lien social

Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités

Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités

  • Prospectives
  • 06/09/2013

Lien social

Gilles Poux, maire de La Courneuve

Gilles Poux, maire de La Courneuve

  • Prospectives
  • 06/09/2013
Tous les articles

Vos contacts en région

Les délégués régionaux sont vos interlocuteurs privilégiés en région. Pour les relayer, les délégués aux relations territoriales coordonnent l'action du Groupe dans le département.

Trouver un contact

Retour haut de page

Pied de page